à propos

Peut-être nous sommes-nous déjà rencontrés?

C’est possible, je suis quelqu’un de très lent, contrairement à ce que j’essaie de faire croire.
Et, n’ayant pas le choix, quelqu’un de pas pressé: j’ai attendu 50 ans pour qu’enfin tu aies 50 ans et cette impression tranquille que tout ça est plus ou moins aligné.

Tout ça quoi?

Peut-être ce qui s’est écrit un jour de tes 13 ans en une rencontre fulgurante. Choriste dans la 3ème symphonie de Gustav Mahler, à côté du pompier de service tu attendais en coulisses ton entrée sur le plateau. La contralto était dans ces paroles prises au Zarathoustra de Nietzsche:

“Si profonde, profonde soit la douleur du monde, l’extase est plus profonde encore que le chagrin ! La douleur s’écrie : passe ton chemin ! Mais toute extase aspire à l’éternité ! A la profonde, profonde éternité !”.

Des paroles que tu n’as jamais oubliées.

Mais pourtant, toi, boxé, pétrifié, absolument sidéré par une seule chose: ton chef d’orchestre, Leonard Bernstein. Cet homme qui littéralement jouissait entre le public et nous, et surtout avec une telle intelligence pour transmettre sa jouissance, cet homme était la vie, déchirante, toute nue, extatique. Tu as pensé: oui, c’est CELA que je veux, et rien d’autre…
D’une certaine façon, ce jour-là, le temps s’est arrêté. Mais trois ans plus tard, avec tes premiers sous à toi, tu as acheté ta première caméra.
Et moi, j’ai quand-même mis plusieurs dizaines d’années à découvrir ton chemin capricieux, plus ou moins aligné entre le spectacle vivant et l’image.

Un site web, c’est encore ça: du spectacle, de l’image…
Celui-ci parle par exemple de mes propositions de comédien, de photographe/vidéographe et de créateur de spectacles.
Le moins de mots possible. Un blog, quand-même, mais avec maintenant 7 milliards d’humains sur cette planète, il va falloir faire des phrases courtes.
D’autant que, j’ai pu le constater, tout ces gens n’ont pas le même sens de l’humour, même si dans tous les cas cela finit très mal.

Et Shakespeare? Shakespeare donne encore à Giuseppe Verdi le livret de son dernier opéra.
Falstaff, qui s’achève ainsi:

“Tous des fous! Chaque mortel se rit de son pareil. Mais celui qui rit le mieux est celui qui, à la fin, rit encore”

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